Rapport moral 2014 

Nous avons été en grande partie mobilisés par la mise au point de notre ouvrage ; « MAISONS DE NORMANDIE, argile, calcaire, silex, matériaux d’avenir ».

En effet, après nous être désistés de notre contrat Eyrolles, qui ne respectait pas notre œuvre, nous avons trouvé un éditeur normand, Point de vues, qui, éditant un travail sur la Normandie, bénéficiait d’une subvention régionale.

Nous avons trouvé une équipe performante et dynamique, menée pour cet ouvrage  par Benoît Eliot, homme d’expérience et de talent, qui a beaucoup apporté à la qualité de notre travail, par ses photographies, sa mise en page, l’apport de pages colorées, en total accord avec nous.

Hélas, nos ordinateurs, Mac et PC ne s‘accordaient pas et Marie Louise et moi avons dû travailler sur papier en petit format, en plus de nos réunions de travail à Rouen et à Pont-Audemer

D’où les retards, la parution en juin 2014, gérés par Delphine Hebert, qui  s’occupe aussi de la diffusion et ne ménage pas sa peine. Nous les remercions donc chaleureusement, car notre livre est bien plus beau que ce que nous avions escompté, malgré quelques fautes de dernière minute, dues sans doute à l’imprimeur-relieur, car ce dernier travail n’est hélas plus fait en France.

 

Nous aurons maintenant encore un travail de diffusion de ce livre, avec des signatures organisées en septembre, dans différentes villes normandes et une diffusion auprès de revues spécialisées : la revue Maisons paysannes de France et Sites et Monuments, qui nous a demandé un exemplaire afin d’en rendre compte dans un prochain numéro.

L’éditeur se chargeant de contacter les écoles, bibliothèques et d’organiser plusieurs séances de signatures, dans différentes villes normandes…

Il présente notre ouvrage sur son site : pointdevueswww.com

Ce livre n’est pas destiné, malgré son aspect  jugé agréable, à devenir un ornement de bibliothèque.

Nous souhaitons que vous le lisiez, que vous puissiez ensuite juger de ce qui ne convient pas dans une restauration, chez vous et chez vos amis, et essayiez de faire ou faire faire au mieux, en évitant surtout l’utilisation, souvent conseillée par les entrepreneurs, de matériaux qui ne s’adaptent pas aux matériaux d’origine.

 

Pour nous, la suite des opérations sera un travail en collaboration avec d’autres intervenants, dont le PRNBSN (ancien parc de Brotonne) et HNNE, pour rechercher les moyens d’une architecture locale mettant en œuvre les matériaux de pays en les industrialisant, afin d’obtenir des réductions des coûts de production.

 

Nous avons fait,  avec l’accord de notre copropriété, une demande d’inscription de l’ancien hôtel du 16, rue Sadi Carnot, notre siège, avec une assez longue recherche

des origines de cet ensemble de bâtiments.

Sans beaucoup d’espoir d’y parvenir rapidement, avec la politique actuelle qui tend à ne plus prendre en charge que les monuments les plus prestigieux.

Car négliger le tourisme local est une tendance à laquelle il faut s’opposer, cela met en péril tout notre bâti de qualité alors que le gouvernement reconnaît maintenant pour la France, l’importance économique du tourisme.

 

Penser qu’il ne s’agit que des tour-opérateurs, qui ne font visiter que la tour Eiffel et le château de Versailles est cependant bien réducteur et beaucoup de touristes, français et étrangers, visitent avec soin nos campagnes, nos villages, nos églises et nos châteaux, amenant partout une prospérité. Mais s’il ne reste que des endroits dégradés, cette prospérité là va rapidement s’éteindre.

 

Pourtant, bien des associations, comme Maisons paysannes, font beaucoup d’efforts pour intéresser particuliers et municipalités à leur bâti traditionnel.

 

Un autre combat est donc de s’opposer, pour le bâti ancien, à la législation sur les économies d’énergie, qui ne peut s’appliquer à notre bâti traditionnel, détruisant des éléments de qualité, sans amélioration des performances énergétiques, basées sur d’autres systèmes.

 

Toutes les idées sur ces points ayant été abordés en séance, sont donc bonnes à étudier et nous vous invitons à y réfléchir et voir comment y intéresser les pouvoirs publics.

 

En cours de réunion, il  a été proposé de nous rapprocher éventuellement de MPE, qui repart sur des bases dynamiques, en y adhérant en tant qu’association.

En effet, la SPBS n’organise pas de stages de formation pratique, pour laquelle elle ne possède ni équipement ni formateur.

 

Autre proposition des adhérents :

« En Normandie, vous saurez tout, tout, tout sur le bâti, le laid, le beau, le vrai, le faux…» (En honneur de  Pierre Perret, qui, j’espère, ne nous en voudra pas).

Un inventaire de tout ce qui peut, en construction, urbanisme, environnement, attirer notre attention, que ce soit beau, intéressant ou désolant.


Pour  cela, nous demandons à tous nos adhérents de ne pas quitter leur appareil photographique, afin de recueillir le plus de matériel possible (ne pas  omettre de noter l’endroit de prise).

Une fois suffisamment de documents recueillis, il faudra trier, de manière à ne pas  choquer les auteurs des erreurs, mais plutôt de proposer de meilleures réponses.

 

Peut-être cela restera-t-il un document interne, ou donnera lieu à des  articles ou une publication.

 

Nous avons donc de quoi alimenter le prochain exercice.

Rapport moral et financier adoptés à l’unanimité des présents et représentés.

 

Président : Valentine Goetz

Trésorier : Marie-Louise Collin

 

Sauvegarde des Patrimoines de la Basse Seine, 16 rue Sadi Carnot, 27500, Pont-Audemer