RAPPORT MORAL 2013

 

La cour de notre siège, 16, rue Sadi Carnot Pont-Audemer, mars 2013

 

 

Nous n’avons pu organiser notre réunion de début d’année, à cause du mauvais temps et de la mauvaise santé de plusieurs d’entre nous.

Mais nous avons quand même avancé.

Nous avons pris contact avec notre Architecte des Bâtiments de France, France Poulain, invitée à cette réunion mais empêchée. Elle est déjà venue à Pont-Audemer et reviendra, mais ne peut guère intervenir que sur des lieux classés ou inscrits.

De même j’ai été reçue par le conservateur des Monuments Historiques de Haute Normandie, Emmanuel Pous, en février, qui n’a de pouvoir que sur les monuments classés.

 Pont-Audemer, comme bien des villes de Normandie, garde des maisons souvent modestes, du XVème au XVIIIème siècle, qu’il faut entretenir et protéger.

Elles ont résisté, certaines à la guerre de Cent Ans, à la guerre de Religion, aux bombardements de la dernière guerre. Mais certaines ont été détruites dans le centre ancien lors de la reconstruction, et continuent maintenant d’être dégradées par les habitants, pour des raisons de modernisation, d’isolation au moindre coût, de manque de respect ou d’ignorance de l’époque de la construction.

Raisons pour lesquelles nous sommes pressés de voir sortir notre livre enfin en chantier.

Benoît Eliot et Stéphane Rioland, nos éditeurs, viennent de finir une série d’ouvrages et ont commencé à y travailler. Le livre est maintenant programmé dans leurs éditions de 2013.

S’il est présenté par maisons Paysannes, le Parc Régional…il aura un public.

Il peut éviter des erreurs aux restaurateurs ou constructeurs de bonne volonté. Nous y prônons l’emploi des matériaux locaux, impératifs pour le gros œuvre des bâtiments anciens, et pour les constructions neuves, gage d’accord avec le paysage, malgré l’invention de formes nouvelles.

Nos matériaux de base, l’argile, le calcaire, le silex, se trouvent sur place, donc ne demandent que peu de transport, ils s’utilisent sans combustion et ont des qualités qui leur permettent de durer cinq cents ans et non trente, comme l’aggloméré ou le ciment.

Lorsque l’ouvrage paraîtra, nous comptons aussi sur vous tous pour le faire connaître auprès des propriétaires soucieux de bien restaurer ou bien construire, de donner des notions d’histoire qui ne sont pas enseignées,

 

CELLE QUI SE LIT DANS LES MATERIAUX,

LES MODES DE CONSTRUCTION, LES PAYSAGES.

 

Nous avons entrepris, ayant l’accord des copropriétaires, le dossier de demande d’inscription du 16 rue Sadi Carnot, ancienne rue aux Juifs , notre siège, et ce dossier, que nous voulons convaincant, a demandé du travail à nos membres, Marie Louise Collin, Pierre Fradin, Jean-Marc Leprévost, Laurent Thiron, mais aussi des recherches de l’un de nos anciens membres, Louis Valérian-Bessac, retourné en Avignon, féru de généalogie et aussi Yves Lescroart, Inspecteur Général des Monuments Historiques récemment retraité et d’amis passionnés d’histoire locale, comme Jean-Pierre Paco.

Nous envoyons maintenant ce dossier, nous pourrions en continuer l’étude, mais elle est solide maintenant et le temps presse, car si l’immeuble est inscrit, l’ABF pourra intervenir afin de lui éviter de retomber dans l’absence d’entretien.

 

Nous avons aussi le souci de sauver le logis seigneurial de Saint Opportune la Mare, XIIème, en pierre, rare exemple de ce type chez nous. Il sert actuellement de grange, défoncé par une porte récente et peut-être à vendre.

Il faudrait trouver un amateur éclairé ou une collectivité qui puisse l’acquérir, le restaurer, l’utiliser, afin que cela ne devienne pas une maison quelconque. Thierry Lecomte y tient, comme nous, particulièrement.

Nous n’avons pu visiter l’automne dernier, le jardin plein de charme, obtenu grâce à la phyto-épuration d’Ica Laurence. Elle nous propose une date proche : le 4 juillet à 17 h. à Saint Grégoire du Vièvre. Maryline Tanguy le Gac, sa voisine, à Saint Georges Vièvre en profitera pour nous faire visiter ensuite son jardin d’artiste et voir quelque unes de ses œuvres.

Il nous faut demander, avant la fin du mois, le renouvellement de notre agrément régional.

Bien que nos travaux pratiques portent souvent sur des lieux proches de notre siège, le contenu de notre livre s’étend au-delà de notre périmètre d’agrément, même dans le Pays d’Auge proche et au-delà,  puisque nous suivons nos matériaux dans des régions géologiques semblables.

Notre activité est donc bien régionale.

 

La cour du siège, juin 2013