RAPPORT MORAL 2012

 

 

Mairie de Saint Sulpice de Grimbouville

Lieu de notre Assemblée Générale 2012.

 

 

Rappel de notre réunion de décembre :

Notre travail actuel sur l’ouvrage dont je suis le principal auteur sur la Normandie avait été confié à Eyrolles, mais nous avons dû renoncer, au contrat, cet éditeur demandant des modifications inacceptables. 

Nous avons donc eu recours à la Région, qui subventionne des ouvrages sur la Normandie, exécutés par des éditeurs normands.

Cette subvention, destinée à l’éditeur, peut atteindre 5000 €.

Nous pouvons y ajouter les 4000 € que nous avons obtenus de la DRAC.

Nous avons aussi obtenu un prix des salariés et bénévoles de FNE (France Nature Environnement) de 500 €.

Et pouvons espérer une aide de MPE (Maisons Paysannes de l’Eure), le livre y faisant de nombreuses références. C’est l’association qui est à l’origine de notre intérêt pour l’architecture vernaculaire normande et la raison de l’achat d’une chaumière en ruine, à quoi nous devons notre apprentissage. Dans l’ouvrage figure maintes références à cette association, dont je suis toujours membre et qui devrait figurer parmi les sponsors.

 

Nous avons donc trouvé maintenant une maison d’édition de Rouen, « Point de Vues », dirigée par Benoît Eliot, photographe et Stéphane Rioland, architecte.

Ce sont des personnes très sympathiques, qui ont donc soumis notre projet à la Région, car il fait l’historique de l’habitat normand, de ses matériaux de base, de son climat, de ses ressources naturelles. Afin de restaurer au mieux et donner l’envie aux architectes, ingénieurs et artisans de continuer à les utiliser, en modernisant les mises en œuvre, car ils ne demandent que peu ou pas de combustion, peu de transport, sont donc écologiques, non polluants, fournissent une bonne isolation en respectent les échanges hygrométriques. Ceci afin que notre pays garde au XXIème siècle ses caractéristiques, sa remarquable adaptation au climat,  tout en permettant des formes nouvelles.

Il amène à rechercher des méthodes modernes pour abaisser les coûts des mises en œuvre de ces matériaux, de quoi relancer l’économie locale, avec nos matériaux isolants et non polluants.

Ce ne semble pas le chemin pris par les partisans de la construction moderne, qui se tournent vers des pratiques mal adaptées à nos traditions et nos paysages.

Il y a cependant un vaste domaine à exploiter, s’appuyant sur le passé, conduisant à des recherches actuelles, tournées vers le mode de vie économique et agréable que nous recherchons, propre aussi à résorber la crise, non par une croissance anarchique et illusoire, mais par des moyens raisonnés, durables, non délocalisables.

 

Nos futurs éditeurs viennent d’obtenir confirmation de la subvention de la Région des 5000 € annoncés.                                 

Reste à signer un contrat d’édition et un chiffrage, qui permettra d’ouvrir un achat en souscription.

Nous en profitons pour augmenter notre travail d’un article de Maryline Tanguy le Gac sur les travaux d’Ica Lawrence, qui restaure une chaumière et l’a dotée d’une phytoépuration des eaux usées. Et demandé à Thierry Lecomte, sous réserve qu’il soit possible de l’ajouter, un article sur les espaces non cultivés.

Nous avons déjà un article de Jean-René Aristide sur les haies, un autre de Denis Lefort sur l’agriculture.

Ainsi, notre ouvrage sera complet, traitant de l’architecture, mais aussi de son environnement. Ajoutons que nos membres et quelques amis spécialistes, ont participé à l’élaboration des articles, avec des conseils, des corrections, l’apport de documents… C’est donc vraiment un travail associatif dont nous pouvons être fiers.

 

Ica Lawrence nous invite cet été à visiter ses installations, encore peu usitées dans la région.

 

Nous sommes allés, Jacques Broutin et moi, voir la révision du PLU de Pont-Audemer et émis quelques remarques.
La ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural et du Paysage) y a bien été intégrée, mais avec un simple conseil pour garder la hauteur moyenne des rues et les toits à double pente dans la ville ancienne.

En l’absence prolongée d’ABF ou d’ABF intermittents dans l’Eure, un bâtiment à toit en terrasse et revêtement plastifié couleur chocolat a quand même obtenu un permis.  Nous avons renoncé à faire un procès, qui nous demande beaucoup de travail et d’argent, d’autant que notre avocat, Olivier Chaslot, qui était devenu un ami et nous conseillait, est mort prématurément.

Nous avons aussi demandé la réhabilitation de la ligne-voyageurs : Honfleur-Pont-Audemer-Glos, avec des navettes petites et fréquentes. J’ai adressé cette demande à la CNDP (Commission Nationale du Débat Public), qui organise les rencontres publiques sur la LNPN (Ligne Nouvelle Paris-Normandie).

L’idée leur semble intéressante, mais ils ne sont pas concernés, cela dépend de la Région. (Voir notre site).

Le combat n’est pas fini…

Nous n’avons pu empêcher que l’on coupe les tilleuls de la Place de Gaulle, à Pont-Audemer, malgré le déplaisir de nombreux habitants. Persuadés que si nous intervenions, la tronçonneuse passerait immédiatement. A présent, le mal est fait.

La ville veut en faire une place de prestige, alors que l’architecture y est disparate et désordonnée.
Elle ne fait rien pour valoriser le centre ancien, qui se dégrade, alors qu’il pourrait, avec un peu de bonne volonté, redevenir un centre touristique attrayant. Lorsqu’on voit les efforts déployés à Rouen pour restaurer les maisons anciennes, nous sommes attristés de voir l’abandon des nôtres.

J’ai commencé un reportage photographique sur les lieux et édifices dégradés mais restaurables, qui rendraient au centre ancien son attrait. Travail aussi assez long, pour lequel j’aimerais la collaboration d’autres photographes amateurs, notamment pour d’autres villes de notre région et les constructions rurales.

Maryline Tanguy Le Gac est prête à y travailler, d’autant qu’elle possède déjà de nombreux documents.                    

 

Nous avons maintenant un nouvel ABF, Madame France Poulain. Je l’ai récemment reçue et lui ai montré quelques aspects négligés de la ville ancienne. Elle m’assure regarder toutes les demandes de permis.

Je dois recevoir aussi le Conservateur des Monuments Historiques de Haute Normandie, Monsieur Emmanuel Pous.

J’ai obtenu de notre copropriété de la rue Sadi Carnot l’autorisation de demande d’Inscription de notre immeuble du 16, qui figure dans les visites guidées de l’office de tourisme.

Le dossier est déjà en cours de rédaction.

 

Nous avons aussi une forte demande de sauvegarde du petit patrimoine non protégé de notre région.

Dont celle de Thierry Lecomte pour les bâtiments intéressants du Marais Vernier.

Nombreux sont les anciens fermiers dont l’exploitation inadaptée aux besoins actuels, vendent des parcelles où demeurent ces bâtiments négligés et où sont construites des maisonnettes en parpaing alors que tous les petits bâtiments agricoles anciens sont en ruine, avec un toit percé. Ils sont acquis pour le prix du terrain, et les nouveaux propriétaires pourraient s’en servir de garage, d’abris pour animaux, d’atelier, de chambre d’amis ou chambres d’hôtes, voire de maison principale. Mais pour cela, il faut les convaincre.  

 

A propos de la Fédération HNNE (Haute Normandie Nature Environnement) :

Membre fondateur, mon mandat au CA est encore valable jusqu’à l’AG de 2013.

J’ai donc décidé d’y rester cette année encore et je pense qu’il faudra continuer à y adhérer, bien que j’aie de la peine à y faire intégrer l’architecture.

D’autre part, nous sommes ainsi ré-affiliés à FNE (France Nature Environnement) qui prend de l’importance et commence à être entendue.

Cet organisme s’occupe surtout de la préservation des espaces naturels et la lutte contre les pollutions, il obtient     des résultats et pour lesquels, hormis la protection du paysage, nous n’avions pas de spécialistes, alors que ce souci fait partie de nos objectifs.  Cela reste vrai pour la lutte contre les pollutions.

Mais pour les espaces naturels et la faune, nous en avons à présent, puisque Thierry Lecomte et Christine Leneveu viennent de nous faire le plaisir de nous rejoindre.

Valentine Goetz

 

La chaumière de Saint Sulpice, qui ouvre un restaurant.                       

Le Marais de Saint Sulpice, son chemin de randonnées.