RAPPORT MORAL 2011

LIVRE -Nous avons terminé une version de notre ouvrage sur la Normandie, meilleur que le projet qui avait été retenu par Eyrolles en 2010. C’est ce que nous vous présentons. Nous avions signé un contrat d’édition avec Eyrolles, mais nous ne sommes pas parvenus à nous entendre. J’ai sillonné toute la région pour prendre de meilleures photographies. Nous avons, Marie-Louise Collin et moi-même, rescanné, numéroté, classé 500 documents. Mais nous ne voulions pas modifier notre texte. Il a obtenu l’aval de la DREAL, nous a valu une subvention et exprime nos opinions. Nous sommes cependant contents que ce travail soit, grâce à ces reprises, fortement amélioré. Nous cherchons un éditeur normand qui prenne le relais d’Eyrolles.
Puisse cet ouvrage inspirer les rénovateurs, promoteurs et bâtisseurs, étudiants, il est écrit pour eux !

J’avais présenté l’ouvrage au Parc Régional Naturel des Boucles de la Seine Normande. Il a été apprécié et grâce à cela, je fais partie du Conseil scientifique du Parc, qui révise sa charte. Le Parc est un bon organe de diffusion, de même que la fédération HNNE, Maisons Paysannes de l’Eure, de France et la SPPEF...

Toutes les personnes compétentes à qui nous l’avons montré l’on trouvé intéressant et nous croyons pouvoir le diffuser assez facilement.

ACTIONS- Nous avions, suite à une demande de M°Duteil, accepté de nous joindre à sa requête auprès du Tribunal Administratif afin que ne soient pas coupés les plaqueminiers de la place de la gare à Pont-Audemer. Il ne s’agissait que d’appuyer sa démarche, mais il a fait de la SPBS la demanderesse, sans nous en avertir. Nous avons été déboutés, la ville acceptant d’ailleurs de garder ces arbres et il nous a fallu retirer notre plainte, sous peine d’amende. Nous jugeons ce comportement inacceptable de la part d’un avocat par ailleurs membre du Conseil municipal..

Nous le lui avons fait savoir.

--Je fais partie du CA de HNNE C’est une fédération qui ne représente pas chaque association, mais réfléchit sur les options régionales. On demande donc aux membres du CA leur avis personnel sur les projets en cours. Le Parc Naturel Régional aussi. J’ai donc souhaité obtenir vos propres avis.

Voici ce qu’il ressort de notre discussion à l’AG du 18 juin :

DANGERS- La construction d’une troisième unité de la centrale EPR de Penly : destruction de la faune et de la flore, effluences éventuelles de Mox, produit de recyclage, mais infiniment plus dangereux que l’uranium 235 et le plutonium. En cas de catastrophe, la proximité de la mer, comme à Fukushima, risque la submersion des piscines de refroidissement. Et on ne sait toujours pas comment traiter la chaîne des déchets, alors que nous risquons de ne pouvoir nous passer du nucléaire dans un avenir proche. Il faut donc financer la recherche de toutes les énergies douces capables, progressivement, de le remplacer.

Nous vivons dans une zone touristique, Deauville, Trouville, Honfleur, le Parc…hyper dangereuse : les centrales nucléaires, situées à proximité des usines de type Seveso qui bordent la Seine, (dont il serait possible de réduire les effluences liquides et gazeuses), mais explosives, sur une rive saturées de cuves à pétrole. -L’élargissement de l’embouchure de la Seine, déjà large, aussi prévue, entraînera destructions et pollutions.
 

Nous sommes opposés à ces projets.

CONSTRUCTION-Une densification de la population autour du Havre et de Rouen est inévitable. Il faut la regrouper en hameaux et non l’éparpiller dans la campagne au gré de la vente des terres agricoles.

-Nous souhaitons une aide à la restauration du bâti ancien avec les matériaux d’origine, restituant l’aspect du cœur de nos bourgs normands, souvent méprisé ou ignoré des élus épris de modernité. Ils transforment souvent leur bourg en commune de banlieue, alors que c’est le charme d’autrefois qui séduit ceux qui ont choisi d’y vivre ou de les visiter. Cela attire le tourisme, source de revenus non négligeable. Il faut utiliser de nouvelles méthodes de construction, abaissant les coûts à la fois pour la restauration et la construction neuve ; la construction assistée par ordinateur existe déjà. Il convient de mettre au point des normes permettant la fabrication en séries modulables pour une architecture contemporaine utilisant nos matériaux locaux, notamment le torchis : peu de transport, pas de pollution, bonne isolation ; avec par exemple, des immeubles étagés en terrasses, adossés aux collines bien exposées, comme il était proposé il y a plus de trente ans déjà et développer les toits végétalisés, laissant entrer la nature dans la concentration urbaine. Ce qui permettrait aux architectes d’être contemporains sans altérer le caractère normand de notre pays, respecterait cette « Trame verte et bleue », dont on parle tant sans l’appliquer. Et insérer dans ce bâti toutes les formes d’énergies douces imaginables et améliorables.

TRANSPORTS- La ligne LGV Le Havre-Rouen est sans doute inévitable. L’une des hypothèses est qu’elle traverse le Parc, mais même hors Parc, elle n’ira pas sans destructions non seulement du paysage, mais du bâti traditionnel, qu’il faudrait contourner ou déplacer. Et notre région ne profitera pas de ce train sans escale. Il serait utile, pour les besoins locaux, de remettre en service voyageurs la ligne Honfleur-Glos, avec de petites navettes faisant plusieurs rotation par jour, mais il faudrait prévoir dès maintenant l’emplacement de passerelles afin de ne pas gêner le trafic routier et ménager des parkings assez grands, perméables et végétalisés, afin qu’elle serve aux communes proches.

- Encourager tous les véhicules électriques, voitures et tramways. Les constructeurs misent maintenant sur ce domaine et l’électricité peut être produite par tous moyens sans changement des matériels donc économise leur construction.

ENERGIES- Utiliser les moulins à eau restaurés ou de nouvelle génération sur des biefs, ne pas détruire les petits barrages qu’il est facile de faire contourner aux poissons par des ruisseaux. Dans ce domaine, les directives européennes, sont trop générales : elles veulent détruire tous les barrages, même petits, ce qui peut être dangereux en risquant des inondations. Il y a maintenant la possibilité de réglages électroniques, comme pour l’éolien. On peut impulser l’éolien de petite taille pour la consommation des ménages et des PME. Accepter l’éolien plus grand off-shore ou sur les plateaux céréaliers déserts, les oiseaux savent les contourner, alors qu’ils peuvent être mazoutés, empoisonnés sans pouvoir se défendre. En déplaçant les crédits accordés aux énergies polluantes et en impulsant la recherche, nous pouvons devenir progressivement capables d’obtenir une réelle puissance énergétique, réduisant l’effet de serre.

ACTIONS PREVUES-Développer la diffusion de notre site, en le faisant relayer par d’autres organismes, mais nous avons pour cela aussi besoin de vous, pour le faire connaître, afin de faire partager nos aspirations normandes, non seulement dans la Haute et Basse Normandie mais dans toutes les régions concernées.

* Voir, transmis par Denis Lefort: http://www.latribunedelart.com/l-analyse-des-projets-apparu-et-dolige-machines-de-guerre-contre-le-patrimoine-article003163.html