RAPPORT MORAL 2007

Nous avons travaillé cette année surtout entre membres du CA, avons pris des conseils juridiques, travaillé aussi avec l’Ecole des Arts Appliqués Olivier de Serres à Paris  avec pensez-vous peut-être, une certaine discrétion.
Nous avons en effet de plus en plus de mal à caler nos réunions plénières. Le travail du CA se fait donc par courriel, téléphone, réunions partielles, mais tous ses membres sont consultée avant chaque décision.

Nous avons, en 2006, répondu à l’enquête de la Région sur le SRADT (Schéma Régional d’Aménagement et de Développement du Territoire), au titre de notre association, et la partie : Architecture a été reprise par notre fédération, HNNE. Nous prouvons ainsi l’intérêt que nous portons à l’avenir de notre région. Nous comptons maintenant, intéresser la Région à nos projets en cours.

La SPBS fait partie du Conseil de Développement du pays Risle Estuaire. J’ai été réélue pour trois ans au CA de HNNE, Je fais aussi partie, à titre personnel, du CA de Maisons Paysannes de l’Eure, MP27.

En effet, nos deux associations sont liées par une partie de buts communs. Nous souhaitons travailler en synergie sur certains projets: nous voudrions intéresser les propriétaires des maisons ayant une façade sur les canaux de Pont-Audemer à faire des travaux de réhabilitation et en trouver qui voudraient accueillir des journées de conseils pratiques en restauration : réparation d’entre colombages en torchis, plâtre ou enduits.

Nous vous invitons donc, si vous connaissez certains de ces propriétaires, à prendre contact avec nous au plus vite, MP27 devant trouver des démonstrateurs et des participants.

Notre travail de longue haleine commence donc à porter ses fruits.
Peut-être avez-vous lu dans l’Eveil de Pont-Audemer l’interview donnée par SPBS à propos de la ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager) de Pont-Audemer.

Nous demandons cette protection depuis des années, et la Ville s’est adressée à un bureau d’études, qui s’est appuyé sur les documents que nous lui avons fournis, dus en grande partie à Denis Lefort,  Architecte des Bâtiments de France, qui a fait une enquête sur la ville, maison par maison, et aussi sur d’autres documents de la SPBS, en consultant notre site.
Le résultat de cette enquête a été présenté récemment et nous avons pu féliciter le Bureau d’Etudes qui a, espérons le en partie grâce à nos travaux, bien compris la façon de protéger nos quartiers anciens:
la hauteur maximale des bâtiments en centre ville ne devrait pas atteindre 12 m ce qui nous éviterait des procès comme celui que nous avons dû engager contre la surélévation du Marché U.

Lors de ce procès, le Commissaire du Gouvernement en charge du dossier avait conseillé au juge de nous donner raison, mais n’avait pas été suivi.
Malgré cela, la construction a été abandonnée et notre action n’a donc pas été stérile.

Dans les recommandations du projet de ZPPAUP, il est aussi demandé que les bâtiments obsolètes de plus de 30 ans, soient remplacés par des constructions alignées sur ceux de la ville ancienne et non par des rectangles décalés formant des trous dans le tissu urbain.

Il faut attendre la mise en enquête publique de ce projet. Nous vous demandons, lorsqu’il sera publié, d’aller le consulter et si possible de l’approuver, afin que le maire souhaite le faire appliquer.

Autres bonnes nouvelles, le président du Conseil Général, Monsieur Destans, a rétabli un CAUE (Conseil en Architecture Urbanisme et Environnement) dans l’Eure, ce que nous demandions depuis longtemps. Ce service avait disparu depuis plus de 15 ans. Il y aura donc, avec un architecte conseil, une meilleure protection de notre département, l’un des seuls de France à en avoir été dépourvu.

Un architecte conseil à plein temps va intégrer l’équipe du Parc Régional des Boucles de la Seine Normande.

Nous avons appris aussi que les façades sur les canaux de Pont-Audemer, considérées jusqu’à présent comme des dépendances négligeables, étaient maintenant prises en charge par l’ABF (Architecte des Bâtiments de France), ce que nous demandons aussi depuis longtemps (voir les articles sur notre site). Il y a eu récemment une belle restauration faite sur une maison de la rue Paul Clémencin, dont le pignon donne sur le ruisseau des Pâtissiers, qui garde un échantillonnage de notre construction normande, brique, pierre et pan de bois. La façade sur le ruisseau des Pâtissiers de l’immeuble en copropriété du 16 rue Sadi Carnot  qui abrite notre siège, a été restaurée il y a quelques années, mais beaucoup de travail reste à faire en ville. En effet, les riverains, commerçants parfois, se servent des arrières des rues principales comme réserves et n’ont pas toujours conscience de posséder  là une parcelle du patrimoine touristique de la ville.
Nous souhaitons un nettoyage et une réhabilitation des canaux, qui devraient être assumés au moins en partie par la ville : déblais des débris importants de matériaux de construction, suppression des passages de conduits sous les ponts, entretien des vannages et demandes aux propriétaires, de restaurations ou de destruction des bâtiments qui s’écroulent en prenant au besoin des arrêtés de péril.

Notre projet de concours avance. Il est maintenant légalement déposé, et il nous reste à le présenter aux investisseurs possibles, ce qui demandera du temps et de l’énergie.
Il semble que l’ouvrage mis en chantier à partir des « Cahiers de la SPBS » : VIVRE NOTRE NORMANDIE, IMAGINER SON AVENIR, doive être présenté, au moins en maquette, en même temps, car il permet de bien comprendre notre démarche et nous voudrions le faire publier.
J’en ai été la rédactrice, avec un article de René Aristide sur les haies, un autre de Denis Lefort sur les bâtiments agricoles, des photographies de beaucoup d’entre vous, vos conseils, vos corrections, vos suggestions et notamment du gros travail de relecture d’Yvonne Elisabeth Broutin. Il reste à le revoir à nouveau, à le paginer et y citer tous les participants, que je tiens à remercier chaleureusement.

Nous pouvons donc maintenant prendre des contacts, dont certains sont amorcés, pour poursuivre ces travaux.
Nous voudrions

-Mettre l’accent sur la réhabilitation du centre ancien de Pont-Audemer et ses canaux.                         

-Amorcer notre travail sur l’urbanisation régionale contemporaine, en suscitant des projets de jeunes créateurs.

Pour cela, il nous faut rechercher des sponsors, institutionnels et privés, à la fois pour l’édition de l’ouvrage, l’organisation et la publication du concours  et la récompense les projets présentés.

Vastes programmes, mais nous avons le plaisir de constater que l’obstination paie à terme. Nous avons l’intention de les poursuivre et comptons sur chacun d’entre vous pour nous aider à prendre contact avec toutes les personnes de votre connaissance susceptibles de nous aider.

Entrant maintenant dans une phase de réalisation, nous avons plus que jamais, besoin du concours  de tous.                                                                                                                           

Valentine Goetz