FIQUEFLEUR, EURE, UNE EGLISE A SAUVER 

                                                    

Etat de l’église, été 2005

 

 

 

L’une des plus anciennes de la Normandie, puisque, préromane, avec bien sûr des transformations, elle existait dans l’enfance de Guillaume le Conquérant.

Cette église, située aux confins de l’Eure, toute proche de Honfleur, sur la route touristique menant à la vallée de la Risle, reste pratiquement  à l’abandon parce que le village possède deux églises romanes, et qu’il n’a pas les moyens d’entretenir les deux.

Elle est pourtant un élément majeur de notre patrimoine, et pourrait bénéficier de l’attention et des aides de toutes les instances départementales, régionales... publiques et privées. 

 

Cette église, située aux confins de l’Eure, toute proche de Honfleur, sur la route touristique menant à la vallée de la Risle, reste pratiquement  à l’abandon parce que le village possède deux églises romanes, et qu’il n’a pas les moyens d’entretenir les deux.

Elle est pourtant un élément majeur de notre patrimoine, et pourrait bénéficier de l’attention et des aides de toutes les instances départementales, régionales... publiques et privées. 

 

Ebranlée par le passage des véhicules lourds depuis l’ouverture du pont de Normandie, et depuis longtemps fissurée,

il faudrait revoir ses bases.

Le toit est encore efficace, mais pour combien de temps ?
Rarement ouverte, les murs sont attaqués par les mérules, ou d'autres parasites et nécessitent un traitement d’urgence.

Il faut protéger et restaurer l’un des monuments les plus intéressants de notre région.

 

 

     

 

Détail des sculptures

 

«  10  FIQUEFLEUR, c’est à la sortie est de l’agglomération de Honfleur que s’élève la petite église de St Georges de Fiquefleur, l’une des plus curieuses assurément de la Haute Normandie pour qui s’intéresse aux premiers tâtonnements du style roman. »

(Normandie romane 2, Lucien Musset, Zodiaque, La nuit des temps, 1974)

 

 

« On peut situer sans hésitation, la construction du choeur au troisième quart du XIe siècle, vers le moment où Robert Bertrand donna le patronage de la paroisse au prieuré de Beaumont en Auge, qu’il fonda en 1060.

Il est beaucoup moins aisé de dater le côté gauche de la nef et le transept avec ses niches profondes uniques en Normandie. Dans l’un comme dans l’autre, les piles quadrangulaires, les arcs à un seul rouleau évoquent aussi bien la seconde moitié du Xe  siècle que le premier quart du XIe , (950 – 1025.) Quelle que soit l’hypothèse, des structures étaient déjà archaïques en leur temps. Il n’en demeure pas moins que ce qui nous reste de l’église primitive de Fiquefleur, constitue un précieux chaînon reliant l’art pré-roman à l’art roman normand. »

Jean Bailly

(Nouvelles de l’Eure, La vie et l’art en Normandie, n°13, 1962,  de Beuzeville à Honfleur, page 37)

 

  

 

Etat actuel : Les fissures, les infiltrations et les moisissures qui envahissent tout. V. Goetz, SPBS.